Вопрос 14-3/2: Информация и электросвязь/икт для электронного здравоохранения


Mali: La cybersanté au Mali  des projets pilotes à une institutionalisation réussie: leçons apprises et perspectives de passage à échelle



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1.12 Mali: La cybersanté au Mali  des projets pilotes à une institutionalisation réussie: leçons apprises et perspectives de passage à échelle

1.12.1 Introduction


0Chaque année plus de dix millions d’enfants de moins de 5 ans meurent de maladies prévisibles telles que la pneumonie, la diarrhée et le paludisme. Un grand nombre de ces décès est dû à des causes indirectes entre autres les guerres et le VIH/SIDA. La malnutrition, le faible niveau d’hygiène, le manque d’eau potable et des soins sont incriminés dans près de la moitié des cas. Environs cinq cent milles femmes meurent pendant la grossesse, la plupart pendant l’accouchement ou dans la première semaine du postpartum.

Le Mali est l’un des pays ayant les taux mortalité infantile et maternel les plus élevés dans le monde soit respectivement 196 pour mille et 464 pour cent mille. Huit femmes meurent chaque jour des complications de la grossesse. Près d’une femme sur deux n’ont pas bénéficié de soins prénataux. Plus de 59 pour cent accouchent à la maison sans l’assistance d’accoucheuses qualifiées. Environ un enfant sur cinq meurt avant la célébration de son cinquième anniversaire. Les causes de décès des moins de cinq ans sont principalement les conditions néonatales (26%), la pneumonie (24%), la diarrhée (18%) et le paludisme (17%). Un enfant sur deux meurt de sous-alimentation et beaucoup sont malnutris.

L’accès aux soins essentiels n’est pas équitable au Mali et le taux de couverture sanitaire reste faible. Près de 8 décès sur dix des moins de cinq ans surviennent à domicile.

Selon les principales conclusions issues du Rapport de Suivi de la mise en œuvre des OMD au Mali 2010, il est invraisemblable que pour le pays d’atteindre les objectifs 4 et 5 du millénaire en 2015.

Pour combler son retard dans la mise en œuvre des OMD, le Gouvernement du Mali a élaboré le programme de l’Initiative d’accélération des OMD dans les 166 communes les plus vulnérables. Parmi les stratégies adoptées figure celle l’intégration des services essentiels pour la mère, les nouveau-nés et les moins de cinq ans au sein même de la communauté spécifiquement dans les zones éloignées et défavorisées proposée par l’UNICEF. Il s’agit d’une stratégie qui intègre à la fois les soins à domicile, le porte à porte, l’approche communautaire et les structures sanitaires.

Le défi est aujourd’hui est d’améliorer la réactivité du système de santé malien afin qu’il puisse assurer une équité et une accessibilité à tous aux services et soins de qualité spécifiquement aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 5 ans.

Pour faire face à de défi, malgré la précarité des moyens, avec le plus souvent l’inaccessibilité géographique, l’insuffisance des infrastructures (routes, électricité), et la lenteur de la collecte de données (due au facteur temps, l’utilisation du papier, la lenteur de la remontée de l’information, etc.) il est important, voir indispensable de mettre en place une stratégie qui soutient un mécanisme permettant en temps réel:

 de suivre et d’évaluer les actions,

 d’apporter l’expertise pour la fourniture des services et soins de qualité,

 et d’assurer le renforcement des capacités des Ressources Humaines (RH) à distance.

L’une des solutions à portée des mains est l’utilisation des TIC appliquées à la santé: la Cybersanté.

Dans le but de promouvoir une utilisation judicieuse et efficiente des TIC dans le système de santé, l’Agence nationale de télésanté et d’informatique médicale (ANTIM) a été créée en 2008 sous la tutelle du Ministère de la santé par les autorités maliennes.


1.12.2 Aperçus du Pays


Le Mali est un pays continental situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Il a une superficie de 1.241.238 km2. Il est subdivisé en 8 régions administratives (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal) et le District Central de Bamako qui a rang de région. Bamako est la capitale et compte environ 1.100.000 habitants.

Les régions sont subdivisées en cercles qui se répartissent en arrondissements. Dans le cadre de la décentralisation, au niveau local, le Mali compte 703 communes dont 684 communes rurales et 19 communes urbaines y compris les 6 communes du District de Bamako.

En 2010, la population est estimée à 14 500 000 habitants avec un taux d’accroissement intercensitaire de 2,2%. La majorité de la population du pays réside en milieu rural (73,2%). La situation sanitaire de la population du Mali, reflet du niveau actuel de développement socio économique, connaît aussi des améliorations significatives. Les dépenses totales de santé sont passées de 109 milliards en 1999 à 165 milliards en 2004 (CNS 1999-2004). Ces dépenses de santé proviennent essentiellement du financement direct des ménages (57%), des fonds publics (18%) et des fonds extérieurs (13%). Pour la période 1999-2004, les niveaux de morbidité et de mortalité du Mali restent parmi les plus élevés au monde et cela s’explique surtout par:

 une insuffisance des ressources financières allouées au secteur au regard des besoins de la politique sectorielle et du Programme quinquennal de Développement Sanitaire et Social (PRODESS);

 un environnement naturel insalubre et propice à la transmission des maladies infectieuses et parasitaires du fait d’une hygiène individuelle défectueuse et des comportements très souvent inadéquats face à l’environnement;

 une insuffisance de l’accès des populations à l’eau potable;

 des habitudes alimentaires sur le plan nutritionnel qui ont pour conséquence des apports nutritionnels non équilibrés et déficients aussi bien en quantité qu’en qualité (fer, iode, vitamine A), ce qui provoque des maladies et des carences;

 la persistance de certaines coutumes et traditions souvent néfastes pour la santé;

 un faible niveau d’alphabétisation, d’instruction et d’information de la population;

 une insuffisance en nombre et en qualité du personnel sanitaire et social.

Le Mali est classé selon l’OMS parmi les pays présentant une pénurie aiguë de personnel de santé, cette faible démographie se traduit par:

 1 médecin pour 14.612 habitants (norme OMS 1 médecin pour 10.000);

 1 infirmier d’État pour 18.145 habitants (norme OMS 1 pour 5.000);

 1 infirmier pour 13.989 (normes OMS = 5.000);

 1 sage femme pour 21.440 femmes en âge de procréer (norme OMS 1 pour 5.000).

Plus de la moitié du personnel socio-sanitaire du pays travaillent à Bamako: 57% des médecins, 41% des infirmiers et 64% des sages-femmes.


1.12.3 Objectifs et Stratégies


Mettre à la disposition du Ministère de la Santé, de ses services déconcentrés et décentralisés, et de tous les acteurs du système de santé l’ensemble des informations et données nécessaires pour la conduite de leurs activités en tant réel.Avec les axes stratégiques suivants:

 Renfoncement des structures technologiques supportant les services de Cybersanté;

 Télémédecine et Téléexpertise: expertise et fourniture des services et soins de qualité;

 Renforcement de capacité: formations initiale et continue, la gestion des connaissances, partage des bonnes pratiques;

 Statistiques sanitaires: flux et analyse de l’information sanitaire pour la prise de décision (situation sur le terrain, recherche, prévention, promotion, données sanitaires, données relatives aux infrastructures, aux équipements, aux ressources humaines, aux produits pharmaceutiques, aux vaccins, aux réactifs et autres consommables, données économiques et financières).

1.12.4 Activités Implementées


Les activitées implémentées par l’ANTIM sont de trois catégories:

 les activités de cybersanté pour soutenir l’administration de santé, à travers des solutions spécifiques s’adaptant aux réalités locales;

 les activités de cybersanté pour soutenir les pratiques cliniques et les soins aux patients, à travers des outils adaptés aux pratiques cliniques locales et la délivrance de soisn adaptés;

 les activités de cybersanté pour soutenir les activités de formation initiales et continues des professionnels de santé, avec des plateformes faciles à prendre en main et adapté aux conditions de faibles bandes passantes.


1.12.5 Technologies et Solutions Deployées


L’agence a déployé des solutions intégrées de cybersanté et d’autre sont en phase de test pour diffusion ultérieure.

Solutions pour l’administration de santé: faire de l’administration numérique une réalité quotidienne au sein du ministère de la santé au Mali avec:

 LE SITE WEB: il a été developpé avec le CMS joomla et intègre l’ensemble des textes législatifs du ministère de la santé et les textes généraux du gouvernement du Mali, est le lien électronique entre le ministère et les usagers. Il a permis à l’agence de gagner le prix du jury aux TIGA Awards 2009 de la comission économique des nations unis pour l’Afrique.

 IRED MAIL: Système sécurisé de gestion intégré de la messagerie électronique avec fonction d’annuaire informatique pour les professionnels de santé permettant aux utilisateurs des services web du ministère de la santé de s’identifier une seule fois.

 LA VISIOCONFERENCE AVEC UN PONT RMX 1000, DES STATIONS POLYCOM VSX 8000 ET SOLUTION LOGICIELLE POLYCOM PVX: Ce qui permet au ministère de la santé de tenir plusieurs réunions virtuelle par visioconférence depuis Février 2008. En 2009, le passage à échèle a été effectif avec les multiples participations du ministre aux rencontres internationales et audiences interministérielles.

 Solutions cliniques (télémédecine et informatique médicale): soutenir la santé des usagers par une utilisation judicieuse du numérique.

 REEVASAN: Réseau Electronique d’Evacuation Sanitaire qui est une plateforme en ligne basée sur le moteur de IPATH (Internet Pathology) pour la gestion des évacuations sanitaires en ligne du ministère de la santé. Cet outil a aussi été utilisé pour préparer plusieurs mission humanitaires qui sont venu faire des interventions gratuites au Mali.

 IKON: qui est une plateforme de téléradiologie, permettant aux radiologues spécialistes de Bamako de donner leur second avis sur des clichés pris dans les hôpitaux régionaux (Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao).

 PESINET: est la première plate-forme mSanté supporté par l’ANTIM. Il consiste à l’utilisation du téléphone mobile pour le suivi des enfants de 0 à 5 ans. A chaque visite des enfants, les agents de pesée saisissent les poids et les données annexes concernant la santé de l’enfant (vomissements, diarrhées,…) sur un téléphone portable. Ces données sont enregistrées sur la mémoire du portable, puis transmises, via le réseau GPRS, sur une base de données.

 FRONTLINESMS: est un logiciel installé sur un téléphone mobile qui permet l’envoi et la reception de message SMS. En utilisant ce logiciel, un ordinateur branché à un téléphone portable devient un centre de communication à faible coût. C’est la plateforme qui a été utilisé dans le projet de remonter de l’information sur les décès maternels et infantiles et les stocks de produits de santé de la reproduction avec le soutien du fond des nations unies pour les activités de population (FNUAP).

 GRH PROS SANTE 21 (GRH PS21): est un logiciel de gestion des ressources humaines en ligne customisé par l’ANTIM pour les pays francophones sur la base de la plateforme iHRIS de capacity project (USAID).

 MEDIBOARD: est un système web libre de gestion d'établissement de santé. Il se définit plus précisément comme un SIH (Système d'Information Hospitalier) c'est-à-dire un PGI (Progiciel de Gestion Intégré) adapté aux établissements de santé de toute taille, du simple cabinet de praticien au centre médical multi-sites.

 OPENCLINIC: Le système d’information médicale et hospitalière OpenClinic est une solution dédiée pour structures sanitaires hospitalières et de premier niveau. Il intègre, outre la gestion classique d’une structure sanitaire, des outils de reporting d’activité conçus spécialement pour l’approche district et répond donc à une double préoccupation: avoir de l’information sur les pathologies et les activités, ce qui permettra de mettre en œuvre plus facilement un système de gestion basée sur la performance, mais sera également précieux dans le cadre de la mise en œuvre future d’un système d’assurance maladie (ou des systèmes d’exemption de paiement).

 Solutions pour la formation: faire de la formation à distance une alternative attrayante pour les professionnels de la santé au Mali.

 DUDAL: est un outil de téléenseignement à faible bande passante. Développée par le réseau RAFT à partir du système e-cours de l’Université de Genève, elle est basée sur des technologies totalement logiciels libres. N'importe quel PC java compatible peut recevoir les cours. Chaque jeudi les professionnels de santé des structures sanitaires suivent des cours diffusés sur cette plateforme dans le cadre de la formation médicale continue et du renforcement de capacité.

 ELLUMINATE/BLACKBOARDTM: La plateforme Elluminate est un outil de téléenseignement à faible bande passante développé par la société Elluminate INC du Canada. Elle est basée sur la technologie java comme dudal et est multi environnement. Cette plateforme est utilisée au niveau de l’agence de télésanté pour soutenir le programme de formation initiale en maintenance biomédicale, en collaboration avec l’Institut National de Formation en Science de la Santé et le collège communautaire de Barthust au Canada.


1.12.6 Changements et résultats obtenus


Le premier résultat obtenu pour le Mali est l’institutionalisation de la cybersanté. Depuis la création de l’agence les questions de cybersanté ont été prises en compte dans les formulations des politiques sanitaires et de leurs stratégies de mise en œuvre. Ainsi dans le document du programme decenal de développement socio-sanitaire prolongé 2011, le système entendr tré explicitement profit des avantages qu’offernt les technologies de l’information et de la communication.

Par ailleurs les outils web mis en place permetten de rendre plus facilement accessible les informtions sur le système ce qui a eu un fort impact sur la prise de décision à temps.

Il faut noter que grâce aux différents projets pilotes d’utlisations de la téléphonie mobile pour améliorer l’accès des mères et des enfants aux services de santé de qualité, l’ANTIM a été lauréat en 2011 des prix TIGA 2011 catégorie e-santé de la comission économique des nations unis pour l’Afrique.

1.12.7 Défis et facteurs de réussite


Malgré les résultats obtenus, il reste de nobreux défis à relever qi sont essentiellements de trous ordre:

 Les problèmes liés à l’interopéranbilité des outils et solutions déployés, surtout quand il n’y a pas suffisament de coordination entre les initiatives des différents acteurs,

 Les problèmes de connectivité, faiblesse des bandes passantes et cout elevés de l’accès à Internet,

 Les problèmes de changement de comportement, l’innovation fait souvent peur et son adoption fait face à des resistances,

 Enfin les problèmes de financement structuré des activités de cybersanté surtout à partir des budgets alloués à la santé.

Toute fois les facteurs de réussite sont l’existence de champions locaux qui pousse les projets de cybersanté, la disponibilité de ressources humaine qualifiées dans le domaine de la cybersanté, la volonté politiques des autorités sanitaire d’adopter la cybersanté comme moyen de renforcer le système de santé.


1.12.8 Leçons apprises et prochaines étapes


Les projets pilotes et initiatives de la société civile sont nécessaire spour demarrer des activités de cybersanté. L’institutionalisation est l’étape primordiale pour preparer le passage à échelle. Le passage à échelle a besoin de resources financières conséquentes pour que l’utilisation de la cybersanté face la différence pour améliorer les sytèmes de santé.

Enfin la perspective la plus importante pour le Mali est la suivante:

 Utiliser la cybersanté pour renforcer et améliorer le système d’information sanitaire.

 La détection des cas de maladies, le lancement des interventions pour prévenir la transmission ou réduire la morbidité et la mortalité, l’identification de nouveaux problèmes de santé (des maladies émergentes et/ou négligées), la mesure des tendances sanitaires et la recherche, nécessitent des données en général produites par la surveillance épidémiologique et le recueil périodique des données des systèmes de santé. Cette surveillance épidémiologique et ce recueil périodique des données des systèmes de santé constituent un mécanisme systématique de collecte, d’analyse, d’interprétation et de dissémination des informations sanitaires.

Pour le renforcement des systèmes d’informations sanitaires deux impératifs sont à respecter:

 Il convient de renforcer les systèmes d’information et de statistiques sanitaires dans leur ensemble plutôt que de s’intéresser à une maladie spécifique.

 Il faut tout particulièrement renforcer le rôle directeur des pays dans la production et l’utilisation de l’information sanitaire.

 Il s’agit de produire des informations pertinentes dont les parties prenantes du système de santé peuvent se servir pour prendre des décisions transparentes qui reposent sur des bases factuelles concernant les interventions sanitaires.

La cybersanté peut aider les pays à accroître considérablement leurs moyens de stockage de données et à réduire les délais précédemment nécessaires pour leur traitement. Les technologies de l’information et de la communication peuvent donc améliorer de manière spectaculaire la disponibilité, la qualité, la diffusion et l’utilisation des données liées à la santé. Si les TIC permettent d’accroître le nombre de données recueillies et d’en améliorer la qualité, elles permettent aussi de réduire les délais et d’améliorer l’analyse et l’utilisation de l’information. Une infrastructure de communication est donc nécessaire pour exploiter pleinement les informations qui sont disponibles.

Au niveau central et local, les responsables de la santé doivent donc avoir accès à une infrastructure de l’information offrant notamment des ordinateurs, le courrier électronique et un accès Internet. Bien que l’accès à Internet soit de plus en plus important, les systèmes téléphoniques de base (fixes ou mobiles) restent toujours extrêmement utiles.

Un renforcement cohérent des capacités portant sur les moyens électroniques et les ressources humaines dans l’ensemble du système de santé constitue une approche efficace.

Le minimum requis est une base de données sur les établissements de santé et les services essentiels fournis. Il faut ensuite cartographier les établissements, les ressources humaines, les budgets et les dépenses, les produits de base et les services essentiels aux niveaux national et du district. Un équipement GPS (Global Positioning System) et un système d’information géographique (SIG) sont en général utilisés pour déterminer la position géographique des sites de prestation de services et les frontières administratives, et pour les localiser sur une carte informatisée. En effet, la cartographie des ressources disponibles, des interventions spécifiques ainsi que des pathologies peut fournir des données importantes du point de vue de l’équité, et encourager les efforts visant à ce que les interventions nécessaires soient menées dans les zones périphériques et ne restent pas concentrées dans les centres urbains.

Lorsque des infrastructures de communication électronique sont disponibles, les données peuvent être saisies au niveau décentralisé pour pouvoir être immédiatement notifiées à tous les niveaux.

Enfin, le but du stockage, de l’assurance qualité, et du traitement et de la compilation des données est de présenter des informations utiles de manière crédible, cohérente et pertinente. Les données doivent être intuitives et évidentes pour les acteurs du système d’information sanitaire. Pour que l’information soit intelligible, il faut qu’elle soit lisible. Les contenus du système de gestion des données doivent être clairement libellés. Les acteurs de ce système souhaiteraient également pouvoir séparer et combiner les données du système de différentes façons. Les outils qu’ils utilisent pour accéder au système doivent être simples et faciles à utiliser, et doivent permettre de répondre aux demandes qui ont été formulées dans des délais très courts.

Une information n’a de valeur que lorsqu’elle est intégrée à d’autres informations et qu’elle est évaluée à la lumière des problèmes auxquels le système de santé est confronté. A ce stade, une information devient une base factuelle qui peut être utilisée par les décideurs. Ces bases factuelles, une fois regroupées, sont encore plus utiles lorsqu’elles sont mises en forme aux fins de présentation, de communication et de diffusion aux décideurs, de manière à changer leur perception des questions et des besoins de santé. On entre alors dans le processus de transformation des bases factuelles en connaissances qui, une fois appliqué, peut se traduire par des décisions ayant un impact direct sur la santé et sur l’équité en santé. Le système d’information sanitaire permet ensuite de mesurer cet impact réel sur la santé, ainsi que l’évolution des indicateurs de santé.

La prise de décision est itérative et fondée sur des données factuelles, tout en s’appuyant sur un système d’information sanitaire complet à l’échelle d’un pays.

Un système d’information sanitaire n’a pas seulement pour but de produire des données de qualité, dans l’espoir qu’elles soient ensuite utilisées; il doit aussi les convertir en données crédibles et convaincantes qui éclairent les décideurs au niveau local. Des données de qualité stockées dans des systèmes d’archivage bien structurés n’ont guère d’intérêt si les utilisateurs ne peuvent y accéder pour produire des informations utiles à la prise de décision.

Beaucoup d’innovations se sont récemment produites dans le domaine des TIC et ont permis de présenter des informations et des bases factuelles complexes dans des formats qui attirent l’attention des décideurs et de communiquer efficacement les messages contenus dans l’information. Certaines méthodes s’appuient sur un accès via Internet ou un ordinateur à des données provenant de systèmes d’archivage ou d’observatoires présentées sous une forme interactive. De nouveaux outils d’analyse informatisés permettent d’établir des rapports normalisés riches en présentations graphiques (et même cartographiques) de l’information. Les formulaires de notification, les descriptifs et les résumés normalisés sont également très efficaces. Ces formats doivent orienter les décideurs en leur fournissant des interprétations fondées sur les conséquences probables des décisions et des scénarios de rechange qu’ils envisagent. L’information peut également être diffusée par l’intermédiaire d’ateliers, de revues médicales, de réunions entre homologues et des médias.

La mise en place d’une architecture de l’information en tant que ressource commune au niveau national et du district est une étape indispensable pour améliorer les pratiques en matière d’information et pour pouvoir effectuer les analyses de qualité nécessaires. C’est à partir de ce niveau d’analyse que les résultats sont utilisés pour l’élaboration des politiques et la planification stratégique. Ces analyses, interprétations et activités de sensibilisation ne sont pas spontanées. Elles requièrent en effet la mise en forme, la communication et la diffusion selon une présentation et dans un langage accessibles aux décideurs de haut niveau. Un aspect qui est souvent négligé dans la plupart des systèmes d’information sanitaire.

L’une des fonctions les plus importantes du système d’information sanitaire est de relier la production à l’utilisation des données. Ceux qui sont chargés de collecter les données doivent aussi tirer parti de leur utilisation. Les utilisateurs comprennent les prestataires de soins, les responsables de la gestion et de la planification des programmes. De manière plus générale, les utilisateurs comprennent ceux qui financent les programmes de soins dans les pays (ministères de la santé et des finances) et à l’extérieur (donateurs, banques de développement et organismes d’appui technique). Les utilisateurs des données sanitaires ne se limitent pas aux professionnels des soins de santé, aux gestionnaires et aux statisticiens. La prise de décision concernant les priorités de santé d’un pays implique nécessairement les populations, la société civile et les décideurs.



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